La face cachée des éoliennes

Que fait-on des pales ?

Les pales d’une éolienne sont constituées de matériaux composites à base de fibres de verre ou de carbone difficiles à recycler. On estime pourtant que d’ici 2022 plus de 50.000 tonnes de pales d’éoliennes seront déclassées.

Une première difficulté réside dans l’encombrement de ces pales dont la longueur peut varier entre 20 et 50 mètres. Leur transport en une pièce vers les usines de recyclage est une opération coûteuse et fastidieuse.

En France, la fin de vie de la première génération d’éoliennes pose la question de leur recyclage.

Huit cent quarante tonnes de béton, 300 tonnes d’acier et 25 tonnes de composites, c’est à peu près ce que représente une éolienne de 2 MW.

Essentiellement conçues à partir d’un mélange de résine époxy ou de polyesters et de fibre de verre (60% à 70% des éoliennes), les pales les plus récentes intègrent aussi de la fibre de carbone, pour raidir des longueurs de plus en plus importantes. En quarante ans, le diamètre des rotors est passé de 17 à 160 mètres avec des perspectives à 250 mètres pour l’offshore. En outre, chaque pale contient de l’électronique, du fil antifoudre, du balsa, de l’adhésif… Une masse hétérogène qui représente 5 à 10 tonnes et présente pour l’instant des perspectives limitées de valorisation.

Rarement brûlées en cimenterie, souvent enfouies

En l’absence de marché aval, les pales terminent au mieux, valorisées énergétiquement, au pire enfouies en décharge.

Peu de débouchés pour les composites

Le recyclage est freiné par des coûts de collecte et de traitement élevés »

Recycler les 3 pales d’une éolienne de 160m représente un budget de plus 350 000 euros !